Affiche Farces!

Farces !

Extrait de la farce du Frère Guillebert
La femme :
Je suis ligotée
à un vieillard en esclavage.
Jour et nuit il dit «je te veux»,
Mais peu ou point de bandaison.
La commère :
Il n’a plus rien dans la culotte?
La femme :
Ah, mon amie c’est tout cassé!
S’il fournit un coup dans le mois,
Il est aussitôt épuisé.

Il s’agit d’un montage de trois farces en octosyllabes rimées datant du Moyen-Âge : L’obstination des femmes, Le chaudronnier, et le Frère Guillebert. Le vieux français a été traduit dans un langage contemporain, mais conserve toute la truculence et la force poétique de l’écriture originale. Farces ! évoque la difficile cohabitation entre maris et femmes.

Tout doit être simple, à l’image des situations. La farce est brute, les personnages entiers, et très typés. Alors tout, ou presque se passe à vue, et les scènes s’enchaînent sans transition où le cocu s’énerve, où le mari bastonne sa femme, au vu et au su du public devenu témoin.

Farces ! d’après trois farces d’auteurs anonymes in Les Farces I, traduit du vieux français par Bernard Faivre, éditions de l’Imprimerie Nationale

  • Mise en scène : Ian Fénelon
  • Avec : Ian Fénelon, Julia Métendier, Jessica Montesimos, Grégoire Tachnakian
  • Durée : 1h15
  • S’est joué de 1999 à 2000 : en salle, à Paris, où il a bénéficié du concours de la Ville de Paris, et en province, en rue, notamment dans les festivals de Sarlat, Sotteville-lès-Rouen, Epinal et Annonay.
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