Labiche visuel

Les maris, les femmes, les amants, et les autres…

Extrait du Prix Martin
Loïsa : Agénor, ce que vous faites est infâme ! Vous n’avez pas de fausses dents, vous voulez me désenchanter de vous. […] Soyez franc ! C’est une rupture que vous cherchez ?
Agénor : Une rupture ? Jamais ! Une simple modification. Le rôle de la femme sur terre n’est-il pas de revenir à son mari après l’avoir trompé ? Rentrons dans le giron, Loïsa.

Entre le mari et l’amant, lequel est le plus à plaindre : celui qui reste pendu au balcon en attendant que le rival officiel veuille bien lui céder la place, ou bien celui qui sans le savoir abrite, nourrit et entretient un « copartageant » ?

Ces déboires domestiques ne doivent pas faire oublier cependant que Labiche, le Solognot, s’intéresse aussi beaucoup aux petits bourgeois de province, ambitieux et maladroits, aux rustres domestiques à l’accent improbable, aux paysans roublards, et à toute une société non parisienne qu’il dépeint avec affection et drôlerie.

Les maris, les femmes, les amants, et les autres…, lecture-spectacle de La compagnie du Fauga, d’après plusieurs pièces d’Eugène Labiche et La chanson d’un gars qu’a mal tourné, de Gaston Couté

  • Conception, dramaturgie, écriture et mise en espace : Ian Fénelon
  • Avec : Julien Cazarre, Ian Fénelon, Julia Métendier
  • Durée : 1h15
  • S’est joué à Chitenay (41) en 2003, dans le cadre de la programmation de la Société amicale du Loir-et-Cher à Paris.